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Amazone de la paix

Raid D’Ispahan à Paris
du 1er avril au 30 septembre 2009

Laurence Bougault et Almila, jument turkmène
pour relever le grand défi des antiques migrations
d’Asie Centrale vers l’Europe

Laurence Bougault, cavalière au long cours, a fait ses preuves en 2001 en parcourant plus de 3 300 km à cheval en Afrique du Sud-Est. Elle a fait le récit de cette aventure dans Sous l’œil des chevaux d’Afrique, paru aux éditions Belin.

Depuis quelques années, elle se passionne pour une race rare, l’akhal-téké, d’où l’idée de ce nouveau projet, plus ambitieux encore que le précédent : 7 000 km en moins de six mois, avec un cheval turkmène, dont le plus célèbre représentant est l’akhal-téké.

Ce projet permet d’allier plusieurs aspects du voyage à cheval chers à Laurence Bougault : l’aspect sportif, puisqu’il s’agit de parcourir cette longue distance dans un temps minimum ; l’aspect culturel, dans la mesure où cette traversée redonne vie aux itinéraires des grandes migrations de la préhistoire qui amenèrent les peuples de l’Asie Centrale et du Proche-Orient jusqu’à la pointe de l’Europe (en particulier les Celtes) ; l’aspect culturel propre au cheval lui-même puisque l’akhal-téké, cheval rare et prisé depuis la plus haute Antiquité est à lui seul un objet culturel qui mérite de faire l’objet d’une vraie promotion, le Turkménistan, pour être le symbole de la paix, et que l’équipe doit véhiculer ces valeurs de pays en faisant le lien entre deux grandes cultures : la culture moyen-orientale, avec au centre un Islam tolérant qui laisse la place à toutes les religions, y compris celles des Zoroastriens, première grande religion monothéiste, et la culture occidentale, gréco-latine.

Le défi :
Cette aventure se veut très différente de la précédente. Alors que le périple africain avait pour ambition l’autonomie complète de l’équipe grâce à la présence d’un cheval de bât, cette fois-ci, l’objectif est avant tout la vitesse. A ce jour, Dimitri Nicolaïevich Pechkov détient le record enregistré avec un périple de 8 838 km de Blagovechtchensk à Saint-Pétersbourg réalisé du 7 novembre 1889 au 19 mai 1890, soit 193 jours, ce qui représente une moyenne de 45,8 km par jour en comptant les jours de repos forcé (Pechkov fut malade pendant ce périple) et 57,4 km si l’on ne compte que les jours de marche.

Pechkov a réalisé cet exploit seul et sans assistance avec un seul cheval. Mais à l’époque, les chevaux étaient partout et les relais de poste fournissaient le gîte et le couvert pour cheval et cavalier, aucuns problèmes douaniers ne se posaient à l’intérieur de l’empire russe. Pour compenser les difficultés modernes liées à l’approvisionnement en alimentation et lieu de repos pour le cheval, ainsi que les tracas administratifs des passages de frontière, nous nous devions de nous doter d’une assistance permettant de régler ces problèmes. Cette assistance sera réduite au minimum : un véhicule et un homme de confiance doivent suffire. Ainsi nous espérons pouvoir augmenter progressivement la distance au fil du périple en passant peu à peu de 30 km par jour à 80 km par jour en fin de voyage.

Pour suivre l’expédtion : http://www.cheval-culture.eu