
Est paru
en février 2008
aux Presses
de la Renaissance
L’OR DU DIABLE
Du désert de
Mauritanie
aux mines d’or
du Mali
de Régis
BELLEVILLE
Se définissant lui-même comme un
ethno-journaliste
baroudeur, l’auteur
nous livre ici l’histoire de son périple
africain, toujours
poussé de l’avant,
en perpétuel désir
de découvrir,
d’apprendre et de se mêler à l’histoire de ces personnes qu’il rencontre et qui parsèment son chemin.
Une méharée nous familiarise, au début du récit, à ce paysage désertique, profond et unique, à ses dangers, ses épreuves mais aussi à sa beauté et à ses mystères.
« On oublie vite le tumulte de la vie citadine dès lors qu’on a connu la sérénité des sables. »
On échoue finalement au Mali, au pays des orpailleurs et du commerce de l’or, lui aussi soumis à ses règles et à son lot de vérité humaine et mystique.
L’auteur nous livre tous les éléments historiques et culturels nous permettant de mieux appréhender ce voyage à ses côtés.
On y rencontre chameliers, forgerons, chas-seurs, griots, guérisseurs... et on découvre avec lui la beauté et la richesse de la pensée animiste, les croyances traditionnelles, les rites et l’histoire de ces peuples.
Un style fluide et poignant permet au lecteur de voir se dessiner devant ses yeux, au fil des pages, le portrait d’une Afrique chaleu-reuse, mystérieuse et attachante.
News du 15 janvier 2008
"Opération survie" dans le désert de Mauritanie
Régis Belleville vient de terminer son expérimentation psycho-physiologique sur la déshydratation en milieu chaud. Pendant plus d’un mois, seul en condition de survie au milieu des cordons de dunes du Ouarane en Mauritanie, il a diminué sa ration d’eau par 24 heures de 4 litres à 1 litre. Durant toute cette période, sa consommation a été inférieure à 70 litres d’eau. Les 10 derniers jours, il n’était plus qu’à 1 litre, ce qui ne représentait que deux verres d’eau claire à boire par jour, le reste lui servait à préparer ses repas.
Le relevé des températures moyennes étaient de 38°C en journée à l’ombre. Mais l’ombre était rare dans cette cuvette inter-dunaire ou se situait Régis, prisonnier de sa réserve d’eau.
Remplissant quotidiennement des tests psychologiques et analysant la concentration des radicaux libres excrétés dans son urine (indicateurs du stress oxydatif), il ne lui restait que quelques heures par jours pour explorer son environnement désertique et récolter d’autres informations et collectes scientifiques (prélèvements de quelques morceaux de météorites pour le laboratoire de minéralogie du Muséum, de microorganismes extrêmophiles et découverte d’un ensemble de 25 grandes haches néolithiques alignées en forme de dessin).
Cette aventure statique lui a permis de quadriller de façon systématique la surface du paléosol constituant le fond de cette dépression de 2 kilomètres par 500 mètres.
Cette étude scientifique sur le stress lié à la solitude et à la déshydratation, en milieu extrême chaud, reste une première dans l’expérimentation médicale humaine.
FILMS
Le Sahara sur un fil
de Marine Lefebvre-Buratti, produit par System TV.
52 minutes, 2006.
Régis Belleville s’est fixé comme objectif la traversée intégrale Ouest-Est du Sahara : une expédition en solitaire de 6 000 km. Cette méharée suit la ligne droite du 20e parallèle traversant les zones les plus inhospitalières du désert. L’observation scientifique et le dépassement de soi sont ses alliés. Dans ces conditions extrêmes, l’homme révèle ses forces, ses fragilités et réussit un exploit. Mais ce n’est pas celui qu’il avait imaginé...
Film sélectionné pour le programme 2006 des Ecrans de l’Aventure de Dijon.
Au pays des Djinns de Régis Belleville et Jean-Gabriel Laynaud, produit par Gédéon Programmes, diffusé par France 5 et Voyage.
52 minutes, 2002.
Régis Belleville et le chamelier Taha Ould Boussief ont parcouru, en autonomie complète, la plus longue distance entre deux points d’eau. Partis de Chinguetti en Mauritanie, avec 8 chameaux, ils ont rallié Tombouctou, en ligne droite, en 50 jours, soit 1 137 kilomètres de marche. Cette traversée de l’extrême, leur a permis de découvrir des régions, encore aujourd’hui, méconnues.
Ce film a reçu aux Ecrans de l’Aventure de Dijon 2002 le Prix Jean-Marc Boivin et la Toison d’Or de l’Aventurier de l’Année.
LIVRE
Au-delà des sables de Régis Belleville, Editions Arthaud.
Plus d’info :
http://www.regisbelleville.com